Glossario
 
world artist
Mayis Luloloko


Firenze (Italia)


email: luloloko@hotmail.com
  Opere
 



 

 

Biography:

LULOLOKO peindra en direct un tableau le jour du vernissage le 27 février vers 19H00

voici quelques images et un texte de Sabine GRANDADAM,
journaliste à Courrier International et au Monde 2, qui a découvert LULOLOKO à Kinshasa en1999

Luloloko,

La couleur des ombres
Deux cavités sombres dans un visage émacié, un profil acéré dénué de sourire, des bras comme plâtrés dans une supplique vers le ciel ou la terre. C'est le côté sombre de Luloloko, jeune peintre de Kinshasa (République démocratrique du Congo), qui fait sa première apparition en France
Mais une explosion de couleurs qui s'épousent et s'enflamment dans une anarchie apparente, en réalité tout aussi signifiantes que les masques, les bouches meurtries, les mains maladroites : c'est le côté lumière de Luloloko.
Deux forces contradictoires, souffrance et poussée vitale, s'expriment dans les toiles de cet artiste. On en découvre une, on reconnaîtra les autres immédiatement. Dès le premier coup d'oeil, son étrange message, associé à la puissance de la palette chromatique, saisit et emporte. Nul besoin de connaître l'histoire chaotique et violente du Congo pour apprécier ces tableaux et leurs symboles. Et toutefois ils font sens, comme cet enfant de Goma, courbé dans une "dernière prière", parce que vaincu par
l'abandon, ou cette main blanche qui plonge vers le sol pour y trouver l'appui, la stabilité, tandis qu'une autre main, noire, implore la clémence de Dieu. Ou encore ces traces de pas, qui sont pour Luloloko le souvenir du chemin de souffrance des enfants des rues de Kinshasa, après une halte de charité dans sa maison.

Chancelier itinérant
Formé à Kinshasa par l'Académie des Beaux-Arts, dans un pays - l'ex-Zaïre - où survit, malgré les difficultés, une forte tradition picturale, Luloloko y est désormais surnommé "Chancelier", de celui qui a de la chance, qui ouvre la voie. Un éclaireur en quelque sorte, un artiste qui, en tout état de cause, a l'ambition de sortir sa peinture du tracé habituel, des repères imprimés par les maîtres africains. Ce qu'il veut, c'est se départir du "contexte congolais", s'éloigner de la forme, des codes que la
peinture, là-bas, hérite de la sculpture, pour explorer une abstraction qui lui est propre. Sans doute pour raconter à sa façon la confrontation de l'Afrique à son histoire et chercher un équilibre tant désiré. Cette quête le ramène toutefois inlassablement, comme une source d'inspiration immanente, à la symbolique des ancêtres, qui se traduit par ces visages inanimés, ces masques déroutants, ces mains dont on ignore si elles sont inquiétantes ou porteuses de paix. En chemin, une énergie communicative se
déprend de la toile, dans une fulgurance de jaunes, de rouges, apaisés par le jeu des contrastes.

Etapes africaines et européennes
A Kinshasa, où il anime un Atelier des peintres vivants, qui collabore notamment avec la Croix-Rouge et d'autres Ong sur des projets concernant les enfants des rues, Luloloko a exposé au Centre Wallonie Bruxelles et à l'Académie des Beaux-Arts. Il s'est fait connaître également à Brazzaville (Centrafrique), dans le cadre d'un Festival (Fespam).
C'est l'Italie, qui, en 2003, lui ouvre les portes de l'Europe, avec une première exposition, grâce à l'appui des Ong Coopi (Cooperazione italiana) et Alisei présentes en RDC, à Florence (Musée d'architecture)

Après sa première exposition en France, à Paris, Luloloko espère poursuivre sa route avec un projet à Bruxelles.

Sabine GRANDADAM
Journaliste à Courrier International

 

Ultimo aggiornamento: mercoledì 6 Giugno 2007
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